Le retour de la Fée verte

Le retour de la Fée verte

Il y a peu de spiritueux aussi emblématique de la culture populaire et de l’histoire de France.
Véritable étoile filante dans le pays, sa consommation a explosée entre 1870 et 1910 passant de moins d’un million de litres à 36 millions !
Ces chiffres de croissance font état de la première mode massive envers un cocktail, recette marketing dont l’industrie des spiritueux est depuis coutumière.

Cette popularité insolente sera tuée au vol par l’interdiction de l’absinthe en 1915, faisant suite à l’interdiction suisse de 1910.

Les raisons du succès

La consommation de la « Fée verte » monte en flèche dans la dernière partie du XIXème siècle, et ce n’est pas par hasard : la crise du phylloxéra bat son plein et touche alors la quasi-totalité du vignoble européen. Les vignes meurent, le vin se fait rare et cher.
Les français se tournent alors vers l’absinthe, rafraîchissante, à l’image chic et au prix devenant abordable grâce à une hausse de la production.
Mais la pénurie de vin n’explique pas seule ce succès retentissant qui marque le début d’une véritable histoire d'amour entre les français et les apéritifs anisés, jamais démentie depuis lors.
On prête en effet à l’absinthe des propriétés allant au-delà de l’ivresse, due au principe actif de la plante : la thuyone, molécule encore mal comprise mais qui fut à l’origine de ce que l’on appela à l’époque le « péril vert ».

 

Péril vert et interdiction

La consommation massive d’absinthe a plusieurs effets désastreux sur la santé publique :
-La forte demande entraîne une production d’absinthe de mauvaise qualité et frelatée qui intoxiquera des pans entiers de la société française.
-Une hausse de l’alcoolisme dû à la consommation d’absinthe pure, entrainant des ivresses bien plus rapides et intenses qu’avec le vin.
-La présence de la thuyone dans la plante d’absinthe, accusée de rendre violent, fou et handicapé.

De plus, en ce début du XXème siècle la production de vin repart dans le pays et les vignerons n’arrivent plus à écouler leurs vins en raison de la part de marché massive qu’occupe alors l’absinthe. La pression des millions de vignerons français sur le gouvernement, la montée de l’alcoolisme et l’émergence d’un mouvement hygiéniste auront raison de l’absinthe, interdite en 1915.

 

Le retour d’une icône

Depuis 1988, l’absinthe est de nouveau légale en France, et la production a depuis lors repris dans l’Est de la France. Le taux de thuyone est désormais règlementé et ne doit pas dépasser les 35mg/l, soit environ 10 fois moins que les absinthes de nos aïeuls.

L’absinthe est aujourd’hui une alternative au pastis, dont elle a la même trame anisée en plus de notes complexes, épicées et florales rappelant la senteur des prés alpins.

L’amertume est également mieux maîtrisée qu’au siècle dernier et les absinthes modernes ne nécessitent pas d’y ajouter de sucre, elles se consomment avec de l’eau fraîche et s’accordent à la perfection aux discussions en terrasse ou à une petite pétanque !

 

Les experts des spiritueux de niches : Côquetelers

Les Côquetelers ne pouvaient évidemment pas passer à côté d’une absinthe de qualité. L’absinthe IGP « Absinthe de Pontarlier » sélectionnée par les Côquetelers provient de la distillerie Pierre Guy, pionnier du renouveau de la fée verte. Obtenue par distillation spéciale de macérâts de plantes naturelles (anis vert, grande absinthe, etc.) et colorée naturellement par macération de petite absinthe et d’hysope.
A découvrir sans tarder juste ici !